5 February 2023

LE PAPIER DE TOILETTE EN GRÈCE ET LE PLASTIQUE VUS PAR UNE CONTINENTALE SUIVI D’UNE QUESTION TRANSCENDANTALE

Avez-vous déjà mesuré, compté, évalué votre consommation de papier de toilette ? je ne parle pas évidemment à ceux qui n’en utilise pas du tout et qui se rince avec la main gauche et l’eau à portée de seau, non, ici je m’adresse à toux ceux qui font une consommation du rouleau de PQ.
C’est ce matin quand, à l’instar d’une reine, depuis mon trône, mon regard tombe sur le rouleau et je me dis que ça fait plus d’une paye qu’il est là et non, je ne souffre pas de constipation, je vais parfaitement bien de ce côté, tous les jours 1, 2 parfois même 3 fois et je ne compte pas les pipis après lesquels je m’essuie également. Et je me fais la remarque que ma consommation a pris un rythme digne de celui du paresseux et cela ne reflète en rien ma personnalité. Alors quoi ? que se passe-t-il dans le lieu secret de ce royaume où l’on est roi sans sujets ? mais où le sujet du jour m’interloque.
Consommation de PQ donc. Oui je sais, de plus en plus de personnes, dont certaines que je connais bien, utilisent des petites lingettes en tissu, faites maison et les lavent au fur et à mesure, c’est écologique et économique. Mon amour pour la planète n’a pas encore passé ce stade.
Et oui je le confesse j’utilise du PQ en rouleau. Papier recyclé si j’en trouve.

En Suisse, j’ai pu constater qu’en moyenne, la plupart des gens, à moins d’une courante magistrale, utilise en gros, 1 rouleau par semaine et jette le reliquat de leur trace intestinale dans les WC. Horreur crient les écolos farouches. La suite va commencer de leur faire plaisir…un peu, pas totalement.
En Grèce, à peu près partout sur le territoire, et à plus forte raison dans les îles, on ne jette pas le papier dans les toilettes car les canalisations ne sont pas prévues pour cela et encore moins les chambres de récupération des eaux usées. J’en sais quelque chose. Ici, déjà à 4 reprises, j’ai dû faire venir des ouvriers pour déboucher les canaux (et pas seulement à cause du papier torche-fesses). Eh oui, il suffit de beaucoup cuisiner, et gras (huile d’olive exige, hey ! on est en Grèce), de se doucher avec trop de savon, de se shampouiner à l’excès pour qu’un amas de graisse bloque ces chers tuyaux.
Ce n’est pas mon cas je vous rassure et cependant, la maison étant utilisée par de nombreuses personnes de passage, je dois avertir mes locataires sur la nécessité d’être économes sur le savon, l’huile et le beurre. Yes ! vive l’écologie, vive l’économie, vive que vive et j’en reviens à mon papier de toilette.

Nous l’utilisons donc, parce que je n’ai pas installé de douchette anale, et le mettons dans une petite poubelle réservée à cet usage. Or comme la petite poubelle est vraiment petite, vous pensez bien, dans une salle de bains, on ne peut mettre un container, la poubelle se remplit donc très vite. En conséquence pour avoir moins de boulot et ne pas la vider tous les jours, on utilise moins de papier et le rouleau, généralement utilisé par semaine, se réduit à une moitié, voire un quart ! Parce qu’on apprend à l’économiser. On prend quelques feuilles qu’on se réjouit de colorer, on les plie et les replie et ainsi au lieu de se servir à 2 ou 3 reprises, on gagne du terrain sur l’économie de papier
L’écologie vaincra par les plus petits détails. Victoire.


Mais là mon cœur se brise. Alors que j’ai gagné la bataille des chiottes, je me heurte à Goliath : le plastique. Ici le plastique est roi, je me croirai presque en Afrique ou en Asie et mon combat n’est pas celui de David. Lui, au moins il a vaincu le géant. J’essaie, par exemple et je vois que ça fait mouche, de mettre plusieurs aliments dans un seul sachet de plastique et d’obliger la vendeuse à mettre plusieurs étiquettes sur le même sachet. Au début c’était la galère… où poser l’étiquette. Pour la 1ère évidemment pas besoin d’avoir le cerveau d’Einstein, mais la 2ième ? à côté, dessus, dessous, tout près, un peu plus loin ? et la 3ième, la 4ième ? et comment la caissière va s’en sortir et si diable elle en oubliait une ? Après trois ans, je vois que cette façon de faire s’est répandue. Je me sens pousser des ailes.

Et j’abandonne le combat avec l’élastique ! tout, fromage, viande, produits pré cuisinés, olives, câpres, poulets rôtis, tout s’emballe, certes oui, dans un papier légèrement sulfurisé ou une boîte plastifiée, mais comme cela ne suffit pas, ensuite on fourre le tout dans un sachet de plastique, lequel est collé avec une ou plusieurs étiquettes plastifiées et en sus, reçoit pour être certain que tout se tient, un élastique. UN ELASTIQUE !
J’ai tenté de rapporter les sachets ainsi collectés pour un 2ième usage. Ok au marché ça peut le faire, mais pas dans Les magasins. J’utilise le cornet en papier dès que je peux, mais il ne tient pas avec les fruits et légumes humides…qualité moindre et à nouveau papier, donc abat d’arbres, donc diminution des forêts, donc raréfaction de l’oxygène….et je perds la lutte avec l’élastique. Je désespère. Mais quel est cet amour immodéré pour l’élastique ? je ne comprends pas. Et quand je dis immodéré, c’est le mot : sans aucune modération !


Mon ami, mon amie (non l’écriture inclusive ne passera pas !), as-tu besoin d’élastiques ? J’en fais le commerce maintenant, j’ouvre boutique….
Cher lecteur (eh oui en français même si on s’adresse à des lectrices, on peut laisser le nom au masculin dans une généralité) conseille-moi : que faire dans cette guerre à l’élastique ?
ça y est, à peine publiée cette nouvelle reçoit sa 1ère réponse de la part de Anne qui a vu l’article suivant dont je cite les dernières lignes:

Les lignes bougent, des dioxines à Lausanne
À plus long terme…La pollution inattendue de Lausanne, au-delà des mesures immédiates de protection des populations que l’on peut essayer de prendre, pose une question plus profonde et complexe, celle de nos modes de vie.

Car si certaines activités humaines comme la sidérurgie ne paraissent pas dans l’immédiat si facile à limiter, il est évident que nous avons besoin d’une réflexion sur les déchets, notamment ceux en plastique.
Le plastique est partout, il pollue de manière directe ou indirecte les fleuves en se décomposant ou l’air lorsqu’il est brûlé.
Ces molécules chimiques, transformées à partir du pétrole, n’en finissent pas d’abîmer notre environnement et d’affaiblir notre santé.

Il est grand temps que nous passions à des matériaux alternatifs, et notamment le plastique de chanvre ! (6,7)
Solidairement, Julien

Je ne connais pas ce Julien mais il est bon de rappeler qu’au 19ième siècle et jusqu’au début du 20ième de nombreux champs de chanvre et de lin étaient cultivés en Suisse et ailleurs. A cette époque ces matières nobles et non polluantes étaient encore largement utilisées pour fabriquer des tissus.
Pourquoi ne pas y revenir pour pallier à cette monstruosité si pratique qu’est le plastique ? Question de place ? de rendement ? à voir
Et si d’autres réponses me parviennent, sans doute les publierai-je aussi. Merci et à bon entendeur, salut !

Nos textes sont traduits par Deepl. Si vous souhaitez nous aider, nous vous en serons très reconnaissants. Merci de votre compréhension!

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